Achtung! / Attention!

Diese Webseiten sind technisch und zum Teil auch inhaltlich veraltet; sie werden nicht mehr aktiv gepflegt. Ihr Inhalt wurde weitgehend in das aktuelle Webangebot GenWiki überführt, diese Migration konnte aber noch nicht abgeschlossen werden.

These pages are outdated, they aren't administered any longer. Most content was migrated to GenWiki, but the process isn't finished yet.

Nusslé Eric, de Lutry VD, à La Côte-aux-Fées NE
BRG@nussle.org

Membre de:
Société Suisse d'Études Généalogiques
Société Neuchâteloise de Généalogie
Cercle Vaudois de Généalogie
Chambre des Généalogistes Professionnels de Suisse Romande

LOGO
Retrouvez vos ancêtres suisses: NÜSSLIN / NUSSLÉ

Patronyme d’une famille de la «Regio Basilensis» dont la première mention connue remonte à 1379. Il s’agit d’un acte judiciaire, où plutôt de conciliation. L’affaire se rapportait à Peter Nüssli(n) "clamator vini" et Rorgans le rémouleur, lesquels avaient fait violence à Löwelins, le commis du ferblantier. La famille aurait quitté Bâle vers 1528, lorsque, suite à la Réforme, le catholicisme y fut interdit. Elle serait alors remontée le Rhin sur quelques dizaines de lieues, jusqu’à Laufenbourg, dans le Fricktal, lequel appartenait alors aux Habsbourg et était, de ce fait, autrichien.

Le curé de la paroisse St. Johann de Laufenbourg n’était autre que l’abbé Johannes Nüsslin. Ayant subi des dommages matériels et financiers dans sa lutte contre les adeptes du protes-tantisme, il adressa une requête au couvent de Saekingen en vue d’obtenir réparation pour s’être «chargé de force volonté, peine, fardeaux et besognes pour résister à cette secte luthérienne, séduisante mais mauvais chemin, et pour la combattre, ce qui a entraîné une grande diminution des revenus de sa prébende». Meister Hans Jakob Nüsslin, fils de Lienhard (Leonardus) et petit-fils de Jacob, né à Laufenbourg en 1650, épousa Anna Simonin à Bonndorf, en Forêt-Noire, dans le Grand-Duché de Bade, en 1670. Vers 1730, son petit-fils Joseph Nüsslin, né en 1707, est venu de Bonndorf à Grafenhausen, à une douzaine de kilomètres de là, où il épousa Maria Morath(in). Le jeune couple s’installa au lieu-dit Grundbach, un peu en dehors du village, où Joseph construisit, près de la maison d’habitation, «un four de 12 pieds de long et de 6 pieds de large». Potier-poêlier de son état, il créa une petite industrie familiale qui se fit connaître dans toute la région par ses poêles en faïence. Le plus connu de ces artisans fut sans doute son fils Johannes (Baptist) Nüssle, dont le petit-fils Meinrad Nüssle, né en 1818, s’établit en 1842 à La Chaux-de-Fonds, où il obtint l’indigénat en 1869 ayant entre-temps épousé, en 1845 à La Sagne, Catherine Ramseier, fille d’un Mennonite d’origine bernoise. Le couple Nusslé-Ramseyer est à l’origine d’une dynastie de quincailliers fort connue dans la capitale horlogère, aujourd’hui disparue après cent quarante ans d’activité. Les derniers descendants mâles de cette branche de La Chaux-de-Fonds vivent aujourd’hui à Lyon, alors que la famille de souche subsiste dans le Land du Bade-Wurtemberg, en Allemagne.

Claude Nusslé, arrière-petit-fils de Meinrad Nüssle, né à La Chaux-de-Fonds en 1921, a épousé en 1945 une vaudoise, Anne-Marie Mayor ; ils se sont établis dix ans plus tard à Lutry, commune où la famille a obtenu le droit de cité en 1960. Ses enfants et ses petits-enfants constituent le rameau vaudois et l’unique descendance mâle subsistante en Suisse à ce jour. Sur les trois rameaux issus de Paul Nusslé, fils cadet de Meinrad et Catherine, devenu pasteur protestant, deux sont en effet en voie d’extinction en Suisse; il subsiste toutefois un descendant mâle dans le sud de la France pour le troisième. Les familles américaines, issues de la descendance de deux enfants de Meinrad sur six émigrés aux Etats-Unis comptent, par contre, une nombreuse descendance au Texas (Nuessle) et en Illinois (Nussle).

Les armoiries de la branche vaudoise, représentant à la fois le noyer des Nusslé (de Nuss, la noix) et la rose des Mayor (l’un des meubles du blason de la famille vaudoise alliée) se blasonnent : «Ecartelé aux I et IV d’azur au noyer arraché de sinople, aux II et III de gueules à la rose d’argent boutonnée d’or». Une composition moderne (1986), tenant mieux compte de la règle dite de l’incompatibilité des émaux, due au talent du graveur et sculpteur vaudois Bernard Bavaud, est déposée aux Archives cantonales vaudoises. Le singe, qui tient à la fois lieu de cimier et de tenants symbolise les habitants de Lutry, dont il est le surnom. Il existe en outre un sceau et du papier à la cuve filigrané aux armes de la branche de Lutry, à laquelle appartient Eric Nusslé.

Eric Nusslé, vice-président de la SSEG, généalogiste et héraldiste professionnel, est également secrétaire général de la Chambre des généalogistes professionnels de Suisse romande. Sa spécialité est l'étude des familles de Suisse romande (étymologie du patronyme, origines, histoire, immigration, généalogie et armoiries existantes).


Mitglieder-Portraits / Présentation des membres / Presentazione dei soci / Members' Portraits

Noms de famille Suisses


Cette page est mise-à-jour par Eric Nusslé / dernière version: 25 octobre 2001(wws).
Priére d'envoyer tout commentaire et/ou complément à Eric Nusslé.